« Dans la solitude des champs de coton » de Bernard -Marie Koltès

La pièce interprétée par la compagnie de théâtre amateur « Min’de rien » de Rennes, aura lieu le vendredi 9 décembre à Rennes à l’ADEC.

Vite retenez vos places , vite prenez vos billets; vous êtes prévenu, le théâtre est petit.

 

Mais, comment?  J’ouïs des gens qui osent murmurer : inconnu, jamais entendu parler de ça, où ont-ils encore été dénicher ce truc; alors, là,  je réponds: il est impératif que vous cultiviez dès à présent votre esprit, mesdames et messieurs…

Oui, que ces personnes sachent tout de suite que Bernard-Marie Koltés a été un auteur très connu en son temps, très médiatisé (Avignon et tout ça…), très étudié et cela dans toutes les universités, très traduit dans maintes langues et de maints pays, et qu’il est encore joué … Nous ne sommes pas les seuls à être admiratifs de son œuvre.

D’ailleurs, si je vous dis : Roberto Zucco, Combat de nègre et de chiens, Quai Ouest; Ah! quelques souvenirs vous reviennent, hein!

Bernard-Marie Koltès est un très grand poète – ce qui peut faire du bien à une époque où l’on est parfois privé de poésie –  bref…un grand monsieur, qui donne envie de jouer ses pièces. Et, j’espère, de venir les voir.

Mais, je ne vous ai toujours pas convaincu, vous ne voulez toujours pas vous précipiter à l’accueil du théâtre de l’ADEC pour faire votre réservation, Alors écoutez plutôt les propos de notre metteur en scène, Sébastien Garcia, qui, il est vrai, en parle bien mieux que moi ( c’est pas pour rien qu’il est metteur en scène , hein!)

Je cite:

L’œuvre « Dans la solitude des champs de Coton » de Bernard Marie Koltès est écrite tel un dialogue philosophique. Ce texte  – « prodige » et « parfait » pour reprendre les mots de François Bon – n’était pas initialement conçu pour la scène. L’œuvre est autonome, la lire est en soi un plaisir. C’est pourtant un immense cadeau qu’offre l’auteur aux artisans du théâtre (comédiens et metteurs en scène). Ce texte philosophique et poétique, universel et pourtant ancré dans une contemporanéité, est un hymne au langage, au pouvoir des mots et de la rhétorique. Le travail de mise en scène s’attachera premièrement  à offrir une incarnation corporelle et orale à cette langue poétique et philosophique afin qu’elle résonne et parle à chacun. La mise en scène souhaite également que le spectateur se retrouve lui-même acteur de la pièce ainsi elle privilégiera des moments d’adresses directes et didactiques vers le public. Le public se retrouvera alternativement ainsi dans le rôle du Dealer ou du Client. La mise en scène cherchera enfin à objectiver la tyrannie des besoins primaires (manger, dormir, se reproduire) et l’intimité des désirs profonds voire oubliés (l’ambition, l’amour, la liberté) au regard d’une économie de marché. Car, envers et contre nous, du fait même de notre qualité d’être humain nous avons tous par essence quelque chose à vendre et quelque chose à acheter : un plaisir, une nourriture, un vêtement, une arme ; quels qu’ils soient … Nous avons tous à subir les stratégies méandreuses du commerce des désirs… 

 

Ah! Cette fois-ci, vous êtes conquis(e)s, n’est-ce pas!

Cela ne fait plus aucun doute.

A très bientôt.

Au plaisir de nous retrouver en ce vendredi soir du 9 décembre, 20h30 –  Théâtre de l’ADEC – 45 rue Papu – contact : 02 99 33 20 01.

 

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